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CARE

CUEILLETTE ALPINE RESPONSABLE

CONTEXTE DU PROJET

 

Actuellement, environ 800 espèces ou sous-espèces font l’objet de prélèvements à buts commerciaux dans différents milieux du territoire métropolitain. Les principales zones de cueillette se situent dans les massifs montagneux connus pour la richesse de leur biodiversité : les Vosges, le Jura, l’Auvergne et les Alpes. À ces prélèvements, s’ajoutent ceux des habitants et des nombreux touristes.


S’agissant du massif alpin, aucune étude n’avait encore été conduite pour établir un état des lieux de la cueillette. Les pratiques, les quantités prélevées sont méconnues, confrontées le plus souvent à un monde secret. En outre, la pérennité, la rareté et la vulnérabilité de cette ressource n’ont jamais été évaluées.

COLLECTER, ÉVALUER, ANALYSER

 

Dans ce contexte particulier, le projet CARE – Cueillette Alpine REsponsable – vise à établir un état des lieux précis de la cueillette sur le territoire alpin et évaluer la biodiversité en fonction des usages. Ses objectifs sont :


• Assurer la protection de la biodiversité de la flore alpine.
• Garantir la pérennité de la ressource.
• Contribuer à la réduction du « taux d’espèces alpines menacées » à –50 % à l’horizon 2023.


Le projet cible plus spécifiquement le domaine des plantes sauvages en raison de la pression toute particulière que ces espèces subissent, du fait de la demande croissante en extraits végétaux, et ce au niveau mondial.

La cueillette, un univers complexe

 

Le projet CARE repose sur une démarche partenariale participative, souhaitant associer les nombreux acteurs de la filière :


• Le monde des cueilleurs (Association Française des Cueilleurs, Paysans Herboristes,...)


• Le monde des acheteurs (laboratoires de phytothérapie, cosmétiques, négociants,...)


• Le monde des naturalistes et des gestionnaires d’espaces (Conservatoires botaniques, parcs naturels, ONF,...)

Des plantes d’ores et déjà en danger

Le projet CARE met également en exergue quelques espèces phares particulièrement demandées et fragiles et mène déjà des enquêtes approfondies sur quelques-unes d’entre elles.


Plus de 5300 espèces sont recensées sur la zone d’étude qui s’étend sur 7 départements (01, 04, 05, 26 38, 73, 74) et, parmi elles, plus de 1000 sont prélevées. Si toutes ne sont pas menacées, des plantes emblématiques font état de ressources sous tension. On citera notamment :

  • L’Ail des ours, presque menacée en région Paca

  • La Gentiane

  • L’Arnica, dont la ressource est en nette régression

  • Le Genépi

  • La Rhodiole, dont les populations alpines connaissent une pression très forte de cueillette commerciale.


On pourrait ajouter le Buis et la Lavande sauvage à cette liste qui connaît des impacts variables – et parfois désastreux –, selon les volumes prélevés et le type de cueillette pratiqué (feuilles, fleurs ou racines).

Les enquêtes ethnobotaniques de terrain menées auprès de ces partenaires trop souvent cloisonnés permettra d’alimenter les informations floristiques, mais aussi d’intégrer, évaluer et croiser les données, afin d’analyser la pression sur certaines plantes en demande croissante et établir un plan de gestion de la ressource basé sur différents critères (accessibilité, rendement, qualité, renouvellement, etc...).

SENSIBILISER LE PLUS GRAND NOMBRE

Outre les acteurs de la filière cueillette (professionnels, labos, acheteurs...) le Projet CARE se donne pour mission de sensibiliser le plus grand nombre aux risques liés à certaines pratiques parfois mal maîtrisées (cueillette familiale, touristique,...).

 

Ainsi, de nombreuses actions de formation, de sensibilisation et de dissémination sont prévues :

  • Des ateliers de restitution des travaux

  • La réalisation d’une exposition itinérante sur le massif alpin à destination du grand public

  • Des actions de culture scientifique pour sensibiliser les plus jeunes à la protection de la biodiversité alpine.

 

L’engagement commun, malgré des intérêts parfois divergents, permettra de protéger la biodiversité de la flore alpine, de pérenniser la ressource en plantes sauvages et d’atteindre le cap d’une réduction de –50 % des espèces menacées à l’horizon 2023.

Réunion de lancement du projet - 19 octobre 2021

Le projet CARE est mené en partenariat et avec le soutien de