Secrets de Formulation : les insaponifiables « tous terrains »

Isolées en 1857 par Michel-Eugène Chevreul, les fractions insaponifiables des huiles et beurres végétaux n’ont cessé de surprendre les formulateurs de par l’étendue de leur possibilités. Au fur et à mesure que les connaissances progressent, des activités physiologiques nouvelles sont ainsi mises en évidence.



Il est vrai que depuis les années 60 les chimistes cosméticiens ont compris tout l’intérêt que pouvait receler ces composants complexes. Un insaponifiable est la fraction hydrophobe qui reste après la saponification d’une huile ou d’un beurre végétal par une lessive alcaline.

Elle se constitue en majorité de phytostérols, d’alcools gras, d’alcools tri-terpéniques, d’hydrocarbures insaturés et de vitamines ou précurseurs de vitamines liposolubles. Cette composition varie selon l’huile végétale considérée, la provenance, le climat, les conditions de cultures et de l’extraction.

L’activité physiologique de ces complexes chimiques s’étend pour le moment de l’anti-âge à l’hydratation en passant par l’aide à la cicatrisation, la diminution de la réponse inflammatoire, la régulation du sébum, le maintien de l’élasticité cutanée bref un large éventail qui s’étend au gré de chaque nouvelle étude.

La plupart des plantes peuvent prétendre fournir dans leur production lipidique une fraction insaponifiable de composition spécifique sûrement digne d’intérêt en formulation cosmétique. Cela laisse encore espérer l’émergence de nouveaux développements dans ce domaine.


Texte : Pôle TERRALIA-PASS

Crédit photo : www.sauvonsnotrepeau.fr